Posons-nous les bonnes questions!

« Moi je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu pour le servir. Il m’a envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle… » (Évangile de Luc 1, 19)

D’une manière énigmatique, dans son premier chapitre, l’évangile de Luc met en opposition le doute de Zacharie, vieux prêtre dans le temple à Jérusalem, et la foi de Marie, jeune fille de Nazareth, face aux annonces de l’ange Gabriel. Tous deux interrogent : l’un pose la question : «Comment savoir que c’est vrai ?», l’autre se demande: «Que veut dire cette façon de saluer?»

Dans la suite, les événements s’accomplissent selon l’annonce de Gabriel. Force est de constater qu’il est important lorsqu’on rencontre un ange, de ne pas se tromper de question ! Car Zacharie perd l'usage de la parole,... tandis que Marie court vers les montagnes pour y chanter les louanges du Seigneur…

Encore aujourd'hui, la tête des enfants et des jeunes (mais pas seulement) est pleine d’interrogations et de doutes. Et c’est tant mieux. Il est bon pour notre foi toujours re-formée d’avoir plus de questions que de réponses ! Quand différentes situations de la vie nous placent face au deuil, à la souffrance ou à l’injustice, dans ces jours difficiles, notre incertitude fait parfois chanceler notre foi et nous nous demandons alors comme Zacharie : «Comment savoir que c’est vrai ?» Ce n'est peut-être pas la bonne question...

En ce temps de l’Avent, temps d’annonce et de préparation à la venue d’un nouveau né, apprenons, à nous-mêmes d’abord, et aussi aux enfants et aux jeunes qui nous sont confiés, apprenons à poser la bonne question. Dans la joie comme dans la difficulté, comme Marie, demandons à Dieu: «Seigneur, que veut dire cette façon de saluer ? Qu’as-tu à me dire ? Comment vas-tu intervenir dans ma vie à présent ?»

Et, reprenons avec confiance les paroles de la mère de Jésus: «Le Dieu tout puissant a fait pour moi des choses magnifiques. Son nom est saint.» Soyons forts dans notre foi à l’image de la jeune fille de Nazareth. Non pas forts de certitudes, mais forts de bonnes questions !

Andreas Fuog, pasteur (d’après un article de Marie-Pierre TONNON sur www.pointkt.org)